Cedar shell bucket with chrysanthemums raised in gofun

La fête des Chrysanthèmes : le 9 septembre au Japon

Parmi les cinq fêtes saisonnières japonaises, on connaît les poupées de mars, les carpes de mai, les vœux de Tanabata et les célébrations du début de l’année. Le 9 septembre est plus discret : Chōyō, la fête des Chrysanthèmes, est devenu un rendez-vous que les adultes gardent volontiers pour eux.

Neuf et neuf

La date vient de la numérologie chinoise. Neuf, le plus grand chiffre impair, est associé au yang. Le neuvième jour du neuvième mois le double : Chōyō signifie « double yang ». Pour équilibrer cette énergie, on faisait appel au chrysanthème, censé éloigner la maladie et prolonger la vie.

À l’époque de Heian, les courtisans buvaient du saké où flottaient des pétales. Les dames de la cour couvraient les fleurs de soie pendant la nuit, puis utilisaient le tissu imprégné de rosée sur leur visage. Mille ans plus tard, un pétale trouve encore sa place dans la coupe.

Une fête des poupées pour les adultes

À l’époque d’Edo, une autre coutume s’est ajoutée : ressortir et aérer les poupées hina rangées après la fête de mars. C’est nochi no hina, « les hina plus tard dans l’année ». Si mars célèbre les filles, septembre honore celles qui l’ont été. On parle parfois, avec humour, de la fête des poupées des adultes.

Les objets de Chōyō reprennent ainsi, en miniature, ceux d’un trousseau : seau à coquillages, boîte à lettres, support laqué et coquillage refermé sur lui-même.

Le gofun

Plusieurs pièces de notre sélection partagent une technique. Le gofun, pigment blanc à base de coquilles d’huîtres broyées, sert notamment à donner leur visage aux poupées japonaises. Appliqué au pinceau en couches successives, il peut former un relief. Un artisan traditionnel certifié l’utilise ici sur du cèdre japonais pour créer des chrysanthèmes blancs légèrement saillants, accompagnés d’un cordon orange.

Le kaioke, seau à coquillages, est la pièce la plus haute. Le fubako, boîte à lettres, s’ouvre pour recevoir de petits objets. L’ensemble miniature, à l’échelle d’une maison de poupées, est purement décoratif et ne s’ouvre pas.

L’artisan fait également apparaître la fleur sur un coquillage. Le kōgō est une boîte à encens ; les deux valves d’un même coquillage, qui seules s’accordent parfaitement, évoquent au Japon le mariage. Nos boîtes existent en petit et grand formats. Elles peuvent aussi accueillir une bague.

Mettre en valeur

Dans la présentation japonaise, on surélève ce que l’on souhaite honorer. Un gozen, petit support sur pieds, attire le regard sur un objet. L’oshiki, plateau carré, joue ce rôle à table. Une boîte coquillage sur le premier, une coupe à saké sur le second : la fête prend déjà forme.

À table

Le vermillon et l’or sont les couleurs de la journée, mais aussi du Nouvel An : les pièces accompagnent les deux fêtes. Une coupe hexagonale évoque la carapace de tortue et la longévité ; une assiette sur pied en forme de chrysanthème reçoit des sushis ou une tarte ; un bol à soupe se pare de rouge kaki. Ces pièces sont réalisées pour FOURGRACE à Echizen, dans la préfecture de Fukui, terre de laque depuis un millénaire.

À leurs côtés, de petites pièces de Kutani associent prunier et chrysanthème : assiette, coupe à saké, baguettes et repose-baguettes. Le 9 septembre peut être passé à l’arrivée du colis : le chrysanthème reste la fleur de tout l’automne et ces objets peuvent demeurer exposés jusqu’aux pins du Nouvel An.

Découvrir la sélection Fête des Chrysanthèmes. Toutes les pièces sont fabriquées au Japon et expédiées depuis Tokyo. Les créations en cèdre et en coquillage existent en très petites quantités, parfois à un seul exemplaire. Pour la France, les frais de livraison sont calculés au paiement ; les taxes et éventuels droits d’importation restent à la charge du destinataire.

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